vendredi 10 juillet 2015

Nostalgie du pas encore fait

Le ciel mouvementé m'ouvre sur l'ensemble des vies passées et à venir.

Nostalgie du pas encore fait.

jeudi 9 juillet 2015

Une chose bruyante

La perspective qu'Ineo commence à mieux aller me permet d'éprouver de nouveau de l'empathie pour lui: il n'est plus seulement une chose bruyante qui m´empêche de dormir, me révèle mon agressivité et me vide de ma substance.

mercredi 8 juillet 2015

Ce qui m'entoure à présent

En rentrant de San Vittore par les Alpes, je me rends compte que ma nostalgie de la montagne n'est qu'une expression de mon manque de contact. 


Ce n'est pas en retrouvant ce qui m'a mis en contact par le passé que je me sentirai plus vivant, c'est en étant mieux en présence à ce qui m'entoure à présent.

mardi 7 juillet 2015

Les ouvertures que ça produit

Assis à la table de Tournefeuille face au paysage, je comprends mon impuissance récurrente à le décrire, année après année, depuis que je me suis mis dans la tête d'être écrivain.

Je voulais l'écrire depuis ce qu'il avait à me dire, avec ses mots à lui. En comparant avec la peinture, je comprends que je voulais à tout prix, sans m'être vraiment posé la question, passer par un réalisme minutieux dont je suis tout à fait incapable alors que ce je commence à savoir faire, c'est de mettre des mots sur ce qui se passe en moi et sur les ouvertures que ça produit. 

lundi 6 juillet 2015

Il n'y aura rien à faire

Au milieu de la nuit, quand Ineo ne veut pas dormir, cesser de penser qu'il y a des choses que je devrai faire le jour suivant, cesser de penser qu'il m'empêchera de les faire. 

dimanche 5 juillet 2015

L'exotisme s'invite à Tolochenaz

Camping sur un matelas dans le couloir de la cave, juste à côté des enfants plus ou moins au frais dans le bureau. L'exotisme s'invite à Tolochenaz.

samedi 4 juillet 2015

Des visages posés sur mes contradictions

Celles et ceux que je mets en scène en cherchant le sommeil incarnent les sentiments qui se livrent bataille en moi: les personnes qui se succèdent soir après soir sont seulement des visages posés sur mes contradictions, ne pas l'oublier.

vendredi 3 juillet 2015

Ce que je fais ne sert à rien

Une note, de 2012:


"Faire attention à ne pas déduire du fait que ce que je fais ne sert à rien – mais je ne suis pas le mieux placé pour le savoir – le fait que ce que je suis ne sert à rien. La nostalgie et la dépression viennent de là."

jeudi 2 juillet 2015

Ces odeurs d'aéroport

Ces odeurs d'aéroport devant la garderie, il me faut un petit moment pour déduire qu'elles viennent du moteur de la camionnette des repas qui vient de se parquer devant le réfectoire. Partir, mais où?

Les cloches du samedi soir à sept heures

Le long d'une ruelle inconnue sous l'esplanade de Montbenon, toutes les cloches du samedi soir à sept heures se sont mises à se répondre.


Je me suis laissé traverser par leur écho très ancien qui est allé chercher un morceau de jazz, sans doute un Herbie Hancock des années 70. Mais je n'ai pas creusé le souvenir plus loin.