lundi 20 juin 2016

Claude Simon à Tournefeuille

En arrivant à Tournefeuille, c'est d'abord Claude Simon qui me revient: ma lecture des Géorgiques à plat ventre au bout du ponton. 

En finir avec ma bibliothèque

Souvenir de ces nuits blanches passées à commencer des livres dans l'espoir fiévreux d'en finir avec ma bibliothèque.

samedi 18 juin 2016

Me résoudre de rencontre en rencontre

Toutes les personnes que je rencontre sont des parties de moi qu'il faut que je résolve, des questions en suspens depuis d'innombrables vies.

A moi de savoir écouter, surtout celles qui me deviennent proches, surtout celles qui me dérangent, celles que j'aimerais beaucoup faire sortir de ma vie.

Continuer à me résoudre de rencontre en rencontre jusqu'à ce qu'une des résolutions me fasse comprendre qu'il n'y avait rien à résoudre, que tout était déjà résolu, que ces personnes que je croisais me le répétaient depuis la nuit des temps.

vendredi 17 juin 2016

La beauté de mes parents

Une note, de 2009:

"J’ai retrouvé une des dernières photos de papa et maman ensemble – pour mes trente ans –: je l’ai accrochée à mon petit morceau de mur à côté de mon fauteuil de lecture.


Ils sont beaux, leur beauté m’a ému – comme celle, d’une autre manière, de cette blonde qui passe en planche à roulette."

jeudi 16 juin 2016

Améliorer le silence

– Ne brise pas le silence, à moins que tu puisses l'améliorer. 

mercredi 15 juin 2016

Le bouts de monde de mon iPhone

Être dans le monde plutôt que me raccrocher aux bouts de monde qui m'arrivent par mon iPhone.

Entre la focalisation pointillée qui me limite et la présence qui m'ouvre.

mardi 14 juin 2016

Papa! Hafé! Icie! Ossaire!

– Tu sais, quand Lucie elle était toute petite, on habitait à Buenos Aires.

– Ossaire?

– Bue-nos Aires!

– Ossaire!

– Et puis elle se réveillait tôt, plus tôt que toi. Maman lui donnait le sein et je la prenais dans la poussette pour que maman puisse dormir...

– Dodo maman!

– Oui: dodo... Et je me baladais dans les parcs de Buenos Aires et je m'asseyais à une terrasse, comme maintenant: je prenais un café et je voyais le soleil se lever. C'était formidable!


– Papa! Hafé! Icie! Ossaire!

– Ossaire!

lundi 13 juin 2016

Appel du large

Une note, de 1997:


"Les rails se rejoignent dans le matin. Le soleil neuf s'allonge sur les lignes de métal. Cet appel du large ne semble pas goûté par les corps gris qui s'agglutinent sur le quai."

dimanche 12 juin 2016

Les masques



– Oh, les masques... On a toujours trop tendance à penser au visage qu'ils cachent. En réalité, c'est le masque qui compte, que ce soit celui-là et non un autre. Dis-moi quel masque tu mets, je te dirai quel visage tu as.

samedi 11 juin 2016

Se retrouver face à soi

– Tu as lu cet article sur le RBI que j'ai laissé près des toilettes? C'est un pasteur qui l'a écrit. 

– Et il dit quoi?

– Il nuance l'idée que cet attachement au travail est une valeur protestante en disant que l'homme n'est pas né pour travailler. En gros, travailler pour vivre et pas vivre pour travailler.


– Le travail, tout le monde s'en plaint, mais si les gens n'avaient plus besoin de travailler pour payer leurs factures, ils péteraient un câble sans cette obligation qui structure leurs journées et leur donne un horizon. C'est pas facile de se retrouver face à soi.